L’I.A.V. s’est substituée à la « Conférence Interdépartementale » ouverte à Redon de 1936 à 1961, qui avait mis sur pied et commencé l’exécution d’un programme d’assainissement des vallées de la Vilaine et de ses affluents. Depuis les inondations catastrophiques de 1926 et 1936, les trois départements avaient en effet décidé d’unir leurs efforts pour réaliser des travaux vitaux sur la Vilaine, partagée administrativement entre ces 3 entités et, un peu plus tard, entre les deux régions Bretagne et Pays de la Loire.

L'I.A.V. s'est ainsi employée à mettre en œuvre un important programme d'aménagements dont le plus marquant demeure la réalisation du Barrage d’Arzal-Camoël, à l'embouchure de la Vilaine, pour isoler le bassin inférieur de la mer.

Des activités perçues à l’origine en filigrane ont connu un réel développement : le tourisme et les ports de plaisance, l'approvisionnement en eau potable des trois départements à partir de la réserve d'eau créée en amont du barrage.

Tout en poursuivant ses missions d'aménagement, l'I.A.V. a évolué vers des tâches de gestion de l'eau, son approche "multi-usages" lui permettant de mettre en œuvre une politique de gestion intégrée, seule garante d'un développement durable.
Plus récemment en 1997, le rôle confié à l'I.A.V. pour porter les études du S.A.G.E. a débouché tout naturellement sur le souhait de la Commission Locale de l'Eau de voir l'I.A.V devenir la structure porteuse pour mener la mise en œuvre du SAGE.

Les trois Départements (44-35-56) ont procédé en 2002 à une révision des statuts de l'IAV afin de compléter son champ de compétences et le mettre en adéquation avec le concept de gestion globale de l’eau sur le bassin versant de la Vilaine. Cette évolution statutaire a ensuite, selon le Code de l’Environnement, permis à l’I.A.V de devenir Établissement Public Territorial de Bassin (agréé par l’Etat, en Juillet 2007).

Un fleuve, injustement nommé "Vilaine"


Selon la légende, le nom français viendrait de la couleur de ses eaux boueuses, légende d’autant plus tenace que leur aspect ne le dément pas, surtout lorsqu’elle est en crue.
Les principaux affluents sont :
La Cantache, la Veuvre, l’Ille, la Flume, la Vaunoise, le Meu, la Seiche, le Canut, le Semnon, la Chère, le Don, l’Oust, l’Isac, le Trévelo, le Tohon. (carte***)
La Vilaine a été pendant plusieurs siècles empruntée par les voiliers et les péniches pour le transport des matières premières, céréales…
Aujourd’hui, c’est essentiellement une navigation de plaisance.

Construit en 1970 à l’embouchure du fleuve dans le but premier de réduire le risque d’inondation dans la vallée, le barrage d’ARZAL-CAMOEL bloque la marée qui remontait autrefois jusqu’à REDON, et même au-delà, en vives eaux.

Le plan d’eau créé en amont de l’ouvrage a favorisé le développement du tourisme et de la navigation de plaisance et constitue aussi une ressource d’eau douce importante pour l’alimentation en eau potable d’une vaste région de Bretagne-sud.

Si son siège social est basé à l’Hôtel du Département à NANTES (44) , les locaux administratifs et techniques de l’Institution sont installés à LA ROCHE BERNARD (56).

Direction Générale :

  • Jean-Luc JEGOU - Directeur Général des Services
  • Jean-Pierre ARRONDEAU - Directeur adjoint, Secrétaire de la CLE du SAGE Vilaine

 

Pour en savoir plus : Consultez l'organigramme de l'Institution

Aujourd’hui, l’I.A.V. compte 37 agents de la fonction publique territoriale. Son budget annuel se situe entre 12 et 14 millions d’euros.

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