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30 | 07 | 2010
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un fleuve, injustement nommé "Vilaine"

La Vilaine, fleuve de Bretagne, prend sa source à 153 m d’altitude dans les collines de Juvigné, dans le département de la Mayenne (53) et se jette dans l’Océan Atlantique entre les communes de Camoël (Le Moustoir) et de Pénestin (Tréhiguier), dans le département du Morbihan (56).

La forme la plus ancienne de son nom lui a été donnée par Grégoire de Tours, au VIème siècle : « VICENONIA » nom emprunté au gaulois. Le fleuve se serait donc appelé du nom d’une déesse qui le protégeait ou le personnifiait, nommée « la victorieuse » ou « la combattante ».

Le terme évolua en « Visnogne », « Visnègne » puis « Vislaine », d’où aujourd’hui « LA VILAINE ».

Selon la légende, le nom français viendrait de la couleur de ses eaux boueuses, légende d’autant plus tenace que leur aspect ne le dément pas, surtout lorsqu’elle est en crues.

Les principaux affluents sont :

La Cantache, la Veuvre, l’Ille, la Flume, la Vaunoise, le Meu, la Seiche, le Canut, le Semnon, la Chère, le Don, l’Oust, l’Isac, le Trévelo, le Tohon.

La Vilaine a été pendant plusieurs siècles, empruntée par les voiliers et les péniches pour le transport des matières premières, céréales…

Aujourd’hui, c’est essentiellement une navigation de plaisance.

Construit en 1970 à l’embouchure du fleuve dans le but premier de réduire le risque d’inondation dans la vallée, le barrage d’ARZAL-CAMOEL bloque la marée qui remontait autrefois jusqu’à REDON, et même au-delà, en vives eaux.

Le plan d’eau créé en amont de l’ouvrage a favorisé le développement du tourisme et de la navigation de plaisance et constitue aussi une ressource d’eau douce importante pour l’alimentation en eau potable d’une vaste région de Bretagne-sud.