Le respect de l’environnement interdisait les déplacements multiples sur les marais et le transport de matériel lourd. Pour cette raison, il a été décidé de creuser un canal perpendiculaire à la Vilaine et d’y faire progresser la canalisation « par flottaison » :
- en rive gauche, en limite de la zone solide, les tuyaux ont été approvisionnés et un poste de soudure permet leur assemblage avant leur mise à l’eau dans le canal.
- 2 canalisations de plus d’1 km chacune sont ainsi construites parallèlement dans le canal sud. Leur extrémité est obturée pour leur permettre de flotter.
- Dans la Vilaine, une tranchée est creusée au moyen d’une pelle hydraulique à bras rallongé, montée sur une barge.
- Dans le même temps, le tronçon Nord est construit, entre la Vilaine et la RD 20 où il est raccordé à la canalisation existante, appelée feeder 35.
La mise en place a donc nécessité plusieurs opérations successives :
- déplacement de la canalisation n° 01 qui traverse la Vilaine et s’approche de la conduite en attente au nord. Les deux extrémités sont alors soulevées, l’obturation de la conduite n°01 est coupée, puis les deux tronçons sont emboîtés et soudés entre eux.
- On procède parallèlement à l’assemblage des canalisations n° 1 et n° 2 au sud de la Vilaine, selon le même mode opératoire.
- Puis vient l’introduction d’eau potable dans la nouvelle canalisation à partir du feeder 35. la nouvelle canalisation ainsi lestée, coule au fond de la Vilaine ; elle est mise en place au fond de la tranchée creusée dans le fleuve.
- La pose de cavaliers béton sur la nouvelle canalisation a été nécessaire pour l’empêcher de remonter par poussée d’Archimède.
- Pour terminer, ce fut le remblaiement de la tranchée dans la Vilaine et celui des canaux dans les marais.
La terre végétale, soigneusement décapée sera remise sur le dessus, de sorte que les graines de cette flore si particulière puissent à nouveau germer et reconstituer la prairie subhalophile.









