Franchissable par un très grand nombre d’espèces marines : grands migrateurs (saumon , truite de mer, alose, lamproie, mulet, anguille au stade adulte), bar, athérine, flet (effectifs anecdotiques pour ces trois espèces), mais également par des espèces d’eau douce dévalant par les vannes en estuaire lors des épisodes de forts débits (sandre, gardon, ablette, brême,...) ou par l’écluse, ce type de passe est le seul capable de s’adapter aux grandes variations de niveaux amont et aval.

Vue de dessus et en 3D de la passe à bassins d'Arzal.
Elle est composée de 9 bassins successifs reliés entre eux par des fentes verticales. Des chutes s’établissent entre les bassins et permettent de passer de la cote du plan d’eau amont à la cote de l’estuaire (la passe constitue une sorte d’escalier hydraulique). Le poisson est attiré à l’entrée de la passe par le courant, il va remonter successivement la chute aval et les différents bassins de la passe à poissons pour se retrouver à l’amont du barrage. Les paramètres hydrauliques, règnant dans la passe, conditionnent le passage des espèces migratrices. Par exemple, le courant doit être suffisant pour permettre d’attirer le poisson vers l’entrée de la passe, mais pas trop puissant pour permettre aux poissons de franchir les chutes qui s’établissent entre chaque bassin.

Vue aérienne des passes construites en 1995 et localisées en rives gauche du barrage
Ces paramètres doivent rester compris dans une gamme de valeurs permettant le franchissement des espèces que l’on désire faire passer. Ils dépendent étroitement du niveau d’eau amont et de la hauteur de chute qui s’établit en sortie de passe. Or, le niveau aval lié à la marée, et le niveau amont lié à la gestion du plan d’eau par le barrage, sont très fluctuants. Une série de vannes gérées par un automate permet d’adapter en permanence le nombre de bassin (le nombre de marches d’escalier nécessaires pour franchir la dénivelée) et la hauteur de chute aval (la hauteur de la première marche). La mise au point de la passe a été réalisée en 1996 et a permis de caler les conditions de course, d’ouverture et de fermeture des différentes vannes en fonction du niveau de la marée. Après avoir franchi tous les bassins, les migrateurs passent devant les vitres de la station de contrôle. Ils sont filmés par un dispositif de vidéo surveillance qui garde une trace de leur passage.
Un des bassins de la passe à bassins.











