Les travaux scientifiques de 2007 concernant l’analyse de l’écluse comme ouvrage de franchissement au stade civelle et le suivi des mortalités de civelles en estuaire de Vilaine sont disponibles en téléchargement dans la rubrique publications scientifiques.
Analyse du fonctionnement de l’écluse d’Arzal comme un ouvrage de franchissement.
| | Analyse du fonctionnement de l'écluse d'Arzal comme un ouvrage de franchissement |
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Ce travail présente une méthode de quantification de la biomasse de civelles présente dans l’écluse et met en avant un changement saisonnier de comportement des civelles.
Les pêcheries civelières aux tamis poussés sont la cause de mortalité au stade civelle
| | Les pêcheries civellières sont la cause de mortalité au stade civelle |
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L’étude engagée en 2007 par l’Institution d’Aménagement de la Vilaine avait pour but de mettre en place un suivi des mortalités de civelles auprès de la pêcherie pour déterminer les causes de mortalités supérieures à la normale dans l’estuaire de la Vilaine. Elle se basait sur un suivi des civelles après pêche et l’envoi en cas d’augmentation des mortalités, de lots de civelles auprès de laboratoires permettant de rechercher des contaminations, parasites et pathogènes. Elle devait aussi analyser l’évolution des mortalités en fonction du fonctionnement du rotodévaseur et du fonctionnement du barrage. L’originalité de l’étude réside en l’utilisation d’une nouvelle technique permettant de mettre en évidence des atteintes de la barrière muqueuse.
L’analyse des données montre très clairement que les civelles qui meurent ont des atteintes au niveau du tégument, qui provoquent une diminution de leur capacité à osmoréguler (réguler la balance minérale dans un milieu à salinité variable) et favorisent le développement de bactéries opportunistes.
Au contraire, les civelles pêchées sur la passe ou la l’aide de tamis à main ne meurent pas, et ce, quelles que soient les conditions environnementales ou le dragage dans l’estuaire. Les mortalités ne sont pas corrélées ni avec le dragage, ni avec les conditions de pêche.
L’analyse des données bibliographiques montre que des résultats similaires sont obtenus dans les autres estuaires utilisant la taille et la forme légale de tamis (tamis circulaire de 1m20). D’autres techniques sont utilisées dans d’autres estuaires ou les surfaces de filtration beaucoup plus grandes des tamis permettent de limiter le plaquage des civelles, mais l’effort de pêche est alors plus important.
La mise en place, dans le cadre du plan de gestion de l’anguille de la commission européenne, d’un transport de civelles à l’échelle de l’Europe ,soulève la question de cette mortalité initiale.
En effet, des civelles transportées vers l’Asie ou l’Espagne pouvaient être considérées comme de toute façon perdues pour le stock, mais si le transport est mis en place comme une mesure de gestion du stock dans son ensemble, il est alors nécessaire de faire le bilan des gains et pertes en incluant cette mortalité initiale, et il s’avère alors que compte tenu du niveau de mortalité nécessaire au renouvellement des générations, ce mode de gestion n’est pas durable. Au final, une diminution des mortalités par un changement des pratiques de pêche permettrait aussi d’augmenter de manière très nette la valeur de vente des civelles, dans un contexte ou la règlementation internationale et la baisse des ressources limiteront la quantité de civelles qui pourra être débarquée par les pêcheurs de l’estuaire.