L’acquisition de connaissances, qui est une des principales demandes relayée par les usagers au sein du Comité d’Estuaire, s’est concrétisée par :

- une étude de modélisation hydrodynamique et hydrosédimentaire de l’estuaire pour comprendre le phénomène d’envasement, son expansion et pour tester d’éventuels scénarii d’aménagement de l’estuaire pour limiter les effets de l’envasement sur les usages actuels. Cette étude devrait s’achever fin 2009-début 2010.
- le suivi de l’état de l’envasement de l’estuaire. Une bathymétrie est réalisée tous les 2 ans afin de percevoir l’évolution de la sédimentation.
- des études sur la qualité de l’eau vis-à-vis des pesticides.
L’IAV cofinance un programme de recherche mené par le laboratoire LEMAR de l’Université de Bretagne occidentale de Brest sur les réponses moléculaires et populationnelles du flet à la contamination par les pesticides.
Les premiers résultats de cette étude en cours montre que les teneurs en pesticides et polluants organiques présents dans l’estuaire de la Vilaine ne peuvent suffire à expliquer la génotoxicité détectée chez le flet, mais qu’en revanche, une diminution de la quantité en oxygène dissous (crises hypoxiques de l’estuaire) pourrait avoir les mêmes conséquences qu’un stress polluant ou physique et au final engendrer les dommages à l’ADN détectés chez ce poisson.

L’IAV participe également aux travaux de l’INRA de Rennes sur les réponses biologiques d’invertébrés à la présence de pesticides.
Cette étude tend à montrer que la retenue d’Arzal et l’estuaire sont contaminés par des herbicides et surtout des biocides issus des peintures antifouling, à des concentrations parfois à risque (surtout en mai-juin) pour les organismes aquatiques d’eau douce. Les premiers résultats montrent également que les étiers de Kerdavid et Billiers en relative bonne santé, sont toutefois ponctuellement pollués par des pesticides d’origine agricole et non agricole. Certains de ces pesticides peuvent être transférés vers l’estuaire, mais ils n’impactent pas, à l’heure actuelle, l’état de santé des espèces estuariennes.
Cette étude tend à montrer que la retenue d’Arzal et l’estuaire sont contaminés par des herbicides et surtout des biocides issus des peintures antifouling, à des concentrations parfois à risque (surtout en mai-juin) pour les organismes aquatiques d’eau douce. Les premiers résultats montrent également que les étiers de Kerdavid et Billiers en relative bonne santé, sont toutefois ponctuellement pollués par des pesticides d’origine agricole et non agricole. Certains de ces pesticides peuvent être transférés vers l’estuaire, mais ils n’impactent pas, à l’heure actuelle, l’état de santé des espèces estuariennes.










